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Etude 4pour1000 Stocker du carbone dans les sols français : quel potentiel au regard de l’objectif 4 pour 1000 et à quel coût ? Dataverse (INRAE - Institut National de la Recherche pour l'Agriculture, l'Alimentation et l'Environnement)
A la demande de l’ADEME et du Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, l’INRA a conduit une étude, centrée sur la France métropolitaine, visant à estimer le potentiel de stockage de carbone des sols agricoles et forestiers, en identifiant les pratiques qui permettraient d’accroître leur teneur en carbone organique et in fine à évaluer la contribution potentielle de ce levier à l’objectif de réduction des émissions nettes de gaz à effet de serre. Cette étude a examiné des pratiques agricoles et forestières permettant de stocker du carbone dans les sols français métropolitains sans modifier l’usage des sols et sans changer structurellement les systèmes agricoles et forestiers. Elle a mobilisé (1) des modèles de simulation des écosystèmes prairiaux (PASIM) et de grande culture (STICS), du cycle du carbone (RothC), un modèle économique d’allocation coût-efficace de l’effort de stockage (BANCO). Sans changement d’usage des sols, de pratiques agricoles et forestières et hors artificialisation, l’évolution actuelle des stocks de carbone des sols présente une forte incertitude, elle varie de 0‰ à +3,2‰ par an selon que l’on retient les hypothèses basses ou hautes pour les données issues tant de la littérature scientifique que de simulations. Grâce au ré-échantillonnage en cours des parcelles du RMQS , l’incertitude sur cette évolution tendancielle des stocks de carbone des sols agricoles sans changement d’usage sera réduite. Par ailleurs, les changements d’usage des sols (par exemple l’artificialisation et le retournement des prairies) ont aujourd’hui des effets nets négatifs sur les stocks de carbone des sols nationaux. Le principal enseignement de l’étude est qu’en mettant en œuvre l’ensemble des pratiques identifiées sur la totalité des surfaces où cela est techniquement faisable, il est possible d’atteindre un stockage additionnel de +1,8‰ par an pour l’ensemble des surfaces agricoles et forestières. Il est de +3,2‰ pour les seules surfaces agricoles et de +5,1‰ si on se limite aux seules grandes cultures (là où les stocks sont les plus faibles). Ces niveaux de stockage annuels sont estimés sur une période de 30 ans et sont limités dans le temps. Stocker davantage de carbone dans les sols est possible à un coût inférieur à la valeur tutélaire du carbone (i.e. la valeur de l’action pour le climat). L’enrichissement des sols en matière organique, essentiellement en grandes cultures, est par ailleurs un objectif important pour améliorer différentes composantes de leur fertilité. Les pratiques à mettre en œuvre (extension des cultures intermédiaires avec retour au sol, des prairies temporaires, de l’agroforesterie…) apportent des co-bénéfices vis à-vis de la qualité de l’eau et de la biodiversité. A contrario, partout où les stocks de carbone du sol sont élevés (principalement en forêts et prairies permanentes), il est difficile de les augmenter, l’enjeu est alors surtout d’entretenir et de protéger ces stocks et de préserver leur taux d’augmentation tendanciel. Des politiques publiques favorisant le maintien des prairies permanentes, des zones humides et des forêts et stoppant l’artificialisation des sols sont donc indispensables et complémentaires de celles visant l’augmentation des stocks de carbone à même usage du sol. En réalisant sur l’ensemble du territoire national ces deux objectifs complémentaires, il serait possible de s’approcher, voire de dépasser, la cible d’une augmentation de 4‰ par an des stocks de carbone des sols métropolitains, sous réserve de lever l’incertitude sur l’évolution tendancielle des stocks (première évaluation en 2020). La réalisation de ces objectifs supposera une réorientation des politiques publiques et des financements associés, au bénéfice de systèmes durables, favorables à la préservation et au stockage du C dans les sols, ainsi qu’une forte évolution des stratégies de l’ensemble des acteurs des filières agricoles et forestières, en lien avec les territoires. (2020-05-11)
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Jun 25, 2021
Bamière, Laure; Schiavo, Michele, 2021, "Etude 4pour1000 : Données modèle BANCO", https://doi.org/10.15454/EQP1BV, Portail Data INRAE, V2, UNF:6:9YCc9M5mso4gKT3ufFOyoA== [fileUNF]
Données et sorties du modèle d'allocation coût efficace de l’effort de stockage BANCO
Feb 26, 2021
Launay, Camille; Bamière, Laure; Thérond, Olivier; Constantin, Julie; Pellerin, Sylvain; Schiavo, Michele, 2021, "Etude 4pour1000 : Données modèle STICS", https://doi.org/10.15454/LV9ZRW, Portail Data INRAE, V1, UNF:6:0AiXzYIyIdWcu0CcHysiOQ== [fileUNF]
Données issues des simulations générées par le modèle STICS dans le cadre de l'étude 4p1000.
Feb 26, 2021
Martin, Raphael, 2021, "Etude 4pour1000 : Données modèle PaSim", https://doi.org/10.15454/XCQXOB, Portail Data INRAE, V1, UNF:6:ql6DdLK1Dj3jGMmhHmxRjA== [fileUNF]
Données issues des simulations générées par le modèle PaSim dans le cadre de l'étude 4p1000. Les deux fichiers principaux contiennent les sorties de la ligne de base (gestion actuelle) et les sorties après application des pratiques stockantes (remplacement d'une fauche par deux p...
Feb 26, 2021
Bamière, Laure, 2021, "Etude 4pour1000 : Données économiques", https://doi.org/10.15454/UEQVCO, Portail Data INRAE, V1, UNF:6:SsMjBmiBaGiFwexzY+Nm5w== [fileUNF]
Fichiers de calcul des coûts de mise en œuvre des pratiques stockantes étudiées dans le cadre de l'étude 4pour1000. Ils comprennent également l'agrégation de l'assiette maximale technique, du potentiel de stockage additionnel de carbone dans le sol et du bilan GES complet de chaq...
Feb 17, 2021
Martin, Manuel; Bassem Dimassi; Mercedes Romàn Dobarco; Bertrand Guenet; Dominique Arrouays; Denis A. Angers; Fabrice Blache; Frédéric Huard; Jean-François Soussana; Sylvain Pellerin, 2021, "Dataset for the Global Change Biology paper "Feasibility of the 4 per 1000 aspirational target for soil carbon. A case study for France", published as part of the French 4 per mille study.", https://doi.org/10.15454/OGJNIC, Portail Data INRAE, V1
Increasing soil organic carbon (SOC) stocks is a promising way to mitigate the increase in atmospheric CO2 concentration. Based on a simple ratio between CO2 anthropogenic emissions and SOC stocks worldwide, it has been suggested that a 0.4% (4 per 1000) yearly increase of SOC st...
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